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La maison de marilyn monroe: un trésor dévalué, une bataille juridique

La demeure autrefois appartenant à Marilyn Monroe, symbole de sa vie tragique et de son glamour hollywoodien, n’est plus que “une coquille vide” selon ses propriétaires, brisés par une décision qui pourrait bien la condamner à la décrépitude.

Un héritage historique menacé

Depuis 2023, le couple Milstein et Bank, héritiers de ce bien emblématique de Brentwood, à Los Angeles, se batte contre la municipalité pour obtenir le droit de le démolir et de construire une extension de leur propre propriété. Cette querelle, qui s'est rapidement transformée en une bataille juridique complexe, met en lumière un paradoxe : la préservation d’un lieu lié à une icône de la culture populaire est-elle plus importante que les ambitions immobilières d’un couple fortuné ?

L’histoire commence en 1962, lorsque Monroe acquiert cette charmante maison de style espagnol des années 1920, pour une somme ridicule de 77 500 dollars. Six mois seulement avant sa mort, un drame qui a marqué l’histoire du cinéma. Ce fut sa seule propriété personnelle, un sanctuaire fragile, désormais irrémédiablement brisé par les ambitions de ses nouveaux propriétaires.

Le prix de l’histoire

Le prix de l’histoire

La tentative de démolition a été stoppée net en juin 2024, lorsque la ville de Los Angeles a officiellement désigné la maison comme un monument historique. Une décision motivée par le désir de préserver un vestige tangible de l'ère de Monroe, et de reconnaître le lien entre cette demeure et l’histoire des femmes dans la culture américaine. Mais cette reconnaissance a eu un coût élevé.

Le couple Milstein et Bank, représentés désormais par le think tank libertarien Pacific Legal Foundation, réclament un dédommagement conséquent : des frais de taxes foncières exorbitants, des dépenses juridiques colossales, des coûts de sécurité accrus, liés à l’afflux de curieux et de potentiels cambrioleurs attirés par la renommée du lieu. Ils estiment que la ville a violé leurs droits constitutionnels, en particulier l’article 5, concernant la juste compensation pour la prise de leur propriété. « Le Constitution américaine garantit à tous les Américains le droit à une juste compensation lorsque le gouvernement prend leur propriété », a déclaré le think tank dans un communiqué.

Un combat qui ne se termine pas

Un combat qui ne se termine pas

La municipalité de Los Angeles, elle, a intenté une action en référé pour faire valoir son droit de propriété et mettre fin à cette bataille juridique interminable. L’issue de ce procès, qui se déroule actuellement devant un tribunal fédéral, reste incertaine. Mais une chose est sûre : la Maison de Marilyn Monroe, symbole d’une époque révolue, est aujourd'hui à la merci de la justice, et plus particulièrement, d'une bataille acharnée pour sa survie.